Un week-end de fin juin, nous sommes partis dans le Nord pour voir la famille. Il faisait beau et chaud, et nous avons eu envie d’en profiter pour voir la mer. À cette période, les grands classiques comme Deauville, Honfleur ou Étretat sont bondés de monde. Nous cherchions un endroit plus calme, moins pris d’assaut par les vacanciers. Nous avons demandé des consignes à ChatGPT qui nous a suggéré quelques destinations. Après une recherche plus approfondie, notre choix s’est porté sur Saint-Valery-sur-Somme, un village en bord de baie réputé pour sa vieille ville médiévale.
Visiter Saint-Valery-sur-Somme en juin s’est avéré un très bon choix. Le village était charmant : un paysage magnifique, une cité médiévale authentique et des activités touristiques variées. Il y avait un peu de monde sur les quais et dans la rue piétonne, mais juste ce qu’il fallait pour créer une ambiance estivale vivante sans la sensation d’être écrasé par la foule. En montant vers la cité médiévale, le calme revenait. C’était une autre atmosphère, plus paisible, propice à la flânerie.
Une belle surprise : authentique et loin du tumulte des stations balnéaires célèbres.
Par expérience, nous avons choisi de nous garer à l’extérieur du centre-ville pour éviter de perdre du temps à chercher une place libre — mission souvent compliquée en pleine période estivale. À Saint-Valery-sur-Somme, il y a heureusement un grand parking situé à deux pas du quai Jeanne d’Arc.
Une fois garés, nous avons pris la direction du centre et sommes tombés naturellement sur le quai Jeanne d’Arc. À notre gauche, les rails du chemin de fer ; à notre droite, un petit port de plaisance où des yachts étaient tranquillement amarrés, bercés par le clapotis régulier de l’eau. En suivant le flot de touristes, nous avancions vers la vieille ville, quand un sifflement lointain s’est fait entendre. Quelques instants plus tard, un petit train à l’ancienne est apparu, avec à bord des touristes souriants qui saluaient les passants.
Après 5-10 minutes de marche, nous sommes arrivés à son point de départ. Ce n’était pas une gare classique, mais plutôt un simple arrêt sur une petite place, comme un arrêt de tramway.
Ce train desservait plusieurs communes voisines, dont deux très touristiques, ce qui était bien pratique pour les visiteurs qui préféraient laisser leur voiture. Les billets étaient en vente dans la maison rouge derrière le rails. Sur le côté, une affiche présentait le plan et les horaires. On y trouvait aussi une billetterie pour les sorties en mer l’été, notamment pour aller voir les phoques, animal emblématique de la région.
En continuant le long du quai, la vue commençait à se dégager. Ce matin-là, la marée était basse : un immense espace de sable et de vase s’étendait devant nous. Tout au bout, de l’autre côté de la baie, nous apercevions de petits groupes marchant sur ce qui serait, quelques heures plus tard, recouvert par la mer. Probablement des sorties guidées pour découvrir les écosystèmes locaux, une activité typique ici.
La promenade était vraiment dépaysante et agréable. Le long du trottoir, nous avons découvert une boutique pleine de charme : Ma Biche. En plus de superbes fleurs fraîches et séchées, on y trouve des décorations originales, parfaites pour ramener un souvenir unique.
Le restaurant était plein, mais nous avons pu nous installer à la dernière table non réservée. Le cadre était joli et le prix correct pour un restaurant de cette catégorie. Mais l’attente a été un peu longue, probablement à cause du monde en ce week-end ensoleillé. Le menu était correct, sans plus.
Après le déjeuner, nous avons repris notre balade. Nous sommes arrivés enfin devant une grande plage. Elle n’etait pas directement face à la mer. C’était un endroit agréable pour se bronzer ou se détendre, mais pas idéal si vous rêvez de plonger dans les vagues.
Sur le côté, nous avons repéré un autre restaurant, spécialisé dans le barbecue, avec vue dégagée et des prix plutôt raisonnables. De quoi nous donner envie de revenir l’essayer lors d’une prochaine visite à Saint-Valery-sur-Somme.
Juste derrière ce décor vivant, les Tours Guillaume se dressaient fièrement. Ces tours impressionnantes faisaient partie des fortifications construits au XIIᵉ siècle par Guillaume de Ponthieu pour protéger la cité des invasions maritimes. Leur architecture massive raconte un chapitre fascinant de l’histoire locale, où se mêlaient vigilance militaire et mythes médiévaux — un point de départ pour voyager dans le temps.
Les ruelles, calmes et fleuries, invitaient à la promenade. Les touristes y étaient rares, ce qui renforçait la douceur du moment. Sous un ciel bleu éclatant, le lieu paraissait encore plus charmant, idéal pour prendre le temps de flâner. Les maisons anciennes, avec leurs volets en bois pastel, s’alignaient le long des pavés. On avait presque l’impression que rien n’avait vraiment changé depuis des siècles.



Au détour d’un passage, nous avons découvert l’Église Saint-Martin, véritable joyau gothique dominant la cité médiévale. Sa construction, attestée dès le XIIᵉ siècle, a été presque entièrement détruite durant la Guerre de Cent Ans puis incendiée en 1475 sur ordre de Louis XI, avant d’être reconstruite et consacrée en 1500. L’édifice se dressait avec prestance sur la place, imposant par sa silhouette. À l’intérieur, le décor surprenait par sa simplicité : la voûte était presque rustique, loin des grandes églises monumentales. Mais les vitraux, eux, attiraient immédiatement le regard. Leurs couleurs vives filtraient la lumière avec délicatesse et donnaient à l’ensemble une atmosphère douce et apaisante, comme si la pierre s’animait sous leurs reflets changeants.
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